| NARRATIVA | POESIA | SAGGISTICA | DOSSIER | INTERVISTE |
|
|
|
|
|||
| FORUM | CONTRIBUTI | RIVISTA | |
![]() |
![]() ![]() par Odile Garlin-Ferrard
Ricevi gratis i notiziari periodici con le novità librarie e le notizie di italialibri.net. Gratis!
De nombreuses rencontres sont prévues tout au long de ce Salon avec différents thèmes de discussion comme, par exemple, le 22 mars: Etat de la littérature italienne aujourdhui et Le visage féminin de la littérature. Le 23 mars: Le nouvel élan de la littérature italienne, Penser le contemporain, Le Sud comme métaphore, Le polar aujourdhui en Italie et en France; le 24 Mars: Derrière le paysage, Littérature et société, Lécrivain voyageur, Des classiques toujours modernes: à propos de Leopardi et de Pétrarque, Le Tasse, LArioste, Guichardin et Machiavel. Le 26 mars: Idée de la prose: entre essai et roman, Ecrire/traduire, Soirée lecture-poésie, De lhistoire au roman. Et chaque jour, Une heure avec soit une quarantaine de rencontres lectures avec un écrivain italien. Toutes ces rencontres et lectures sont organisées par le Centre National du Livre et lAssociazione Italiana Editori. La venue de lItalie à Paris au salon du Livre suscite quelques polémiques relayées par la presse française et notamment le très sérieux quotidien «Le Monde».
Silvio Berlusconi Andrea Camilleri, lécrivain sicilien le plus populaire dItalie, après avoir, lui aussi, vigoureusement attaqué Silvio Berlusconi en déclarant quil était «le mal absolu», avait dés le 8 Février 2002 fait parler de lui dans le dossier littérature du Journal «Le Monde» en annonçant quil viendrait au Salon du Livre à ses frais. Vincenzo Consolo a pour sa part pris la parole le 5 février lors de la conférence de presse de présentation du Salon du Livre pour énoncé lui aussi quil ne voulait pas «être linvité du gouvernement italien» Francesca Sanvitale a adopté des positions similaires.
Ainsi en France en ce mois de Mars, ce sont les livres des auteurs italiens que les libraires ont exposé au premier plan. Dans tous les journaux et les revues littéraires de ce mois ci, lItalie est réellement à lhonneur pour sa littérature mais ce sont aussi tous les aspects de lItalie qui y sont évoqués, impossible déchapper en «France aujourdhui» à un fort désir dItalie et de littérature italienne. Compte tenu du nombre de périodiques publiés en France, seulement certaines de ces revues seront ici examinées. Il faut commencer par «La Nouvelle Revue Française» qui avait, dés son numéro de janvier 2002, consacré avant toutes les autres revues littéraires un très riche dossier sur la littérature italienne avec de nombreux inédits posthumes de Leopardi, de Pasolini ou encore de Primo Levi, des poèmes dErri De Luca, un entretien intéressant avec Tabucchi, un extrait de roman de Melania Mazzucco, une nouvelle de Camilleri
Alberto Moravia a également droit à quelques pages intelligentes qui donneront aux français le goût de le lire ou de le redécouvrir. Plusieurs pages sont également consacrées aux plus belles villes et régions dItalie et à leurs auteurs, sont ainsi évoquées notamment la Ferrare de Bassani au travers du fabuleux Jardin des Finzi Contini ou encore la Lucanie de Carlo Levi. Le grand quotidien «Le Monde» qui chaque semaine consacre un dossier à la littérature a ouvert son numéro du Vendredi 8 mars avec un commentaire sur les derniers récits de Marcello Fois, ce jeune écrivain sarde plein de talents Gap et Nulla. Figurent également dans ce numéro en bonne place, Gianni Celati avec ses Aventures en Afrique qui nous entraine sur les hautes terres du Mali des Dogons. «Le Monde» a également choisi de commenter deux récits émouvants de deux femmes écrivains déjà disparues et trop méconnues du public Français, Marisa Madieri, qui fut la compagne de Claudio Magris, pour son « Verde dacqua » et Patrizia Runfola pour Lezioni di tenebre. «Le Monde» a beaucoup apprécié aussi Giuseppe Montesano, dont on parle partout beaucoup pour son récit Nel corpo di Napoli. Une pleine place est encore consacrée aux auteurs de Giallo tels Valerio Evangelisti , Maurizio Braucci, Carlo Lucarelli pour ne citer que les principaux. La revue mansuelle, le «Magazine littéraire» de mars a lui aussi réuni un dossier très complet sur «LItalie aujourdhui». Cest ainsi que les lecteurs découvrent Les jeunes cannibales qui ont pour nom Niccolo Ammani, Je nai pas peur, Aldo Nove Amore moi infinito, Andreas Pinketts, Sandro Dazieri, Carlo Lucarelli, Tiziano Scarpa, Venise est un poisson ou, encore, Valerio Evangelisti. Les femmes telles Silvia Ballestra, Les Ours, Rossana Campo, A la folie, Susanna Tamaro, Cristina Commencini ne sont pas oubliées à côté de leurs aînées comme Rosetta Loy dont le dernier récit, La porte de leau connaît déjà un beau succès en France, Grazia Deledda, Sibilla Aleramo, Elsa Morante, Anna Maria Ortese, Francesca Sanvitale ou de celles qui ont disparu bien trop tôt telles là encore, Marisa Madieri pour son magnifique et subtile Vert deau ou Patrizia Runfola pour ses belles Leçons de ténébres évoquées également dans le dossier Littérature du journal «Le Monde». La «Nouvelle vague du Sud» nous est présentée au travers décrivains comme Giuseppe Montesano, Maurizio Braucci, Bruno Arpaia, Carmine Abate, Gabriele Frasca ou le déjà très apprécié Erri De Luca. Ce mouvement littéraire privilégie les récits partant de faits réels dans la droite lignée de Leonardo Sciascia ou de Vincenzo Consolo et plante laction de ses romans plutôt à Naples ou à Palerme. Deux grands écrivains qui nont plus à être reconnus occupent une bonne place dans ce dossier, il sagit dUmberto Eco dans un entretien avec Fabio Gambaro sur son dernier roman Baudolino et dAndrea Camilleri dont les différents romans policiers ou gialli sont cités. Dario Fo, prix Nobel de littérature, est également largement évoqué avec Antonio Tabucchi dont le dernier roman épistolaire Il se fait tard, de plus en plus tard pourrait, compte tenu des polémiques suscitées autour de ce Salon du Livre, résonner comme un avertissement face à la situation politique italienne. Les intellectuels qui ont dominé la littérature italienne du siècle dernier (Pasolini, Moravia, Calvino, Primo Levi) continuent de nous être indispensables et ce dossier leur consacre plusieurs pages. Le dossier rappelle aussi que les textes fondateurs de la littérature italienne ont fait lobjet en France de traductions de plus en plus nombreuses depuis 1970 grâce à Jacqueline Risset qui a ouvert la voie avec sa traduction géniale en édition bilingue de la Divine Comédie et permettent donc aux Français daccéder facilement aujourdhui aux classiques italiens.
Le magazine mensuel «Lire» a titré son numéro de Mars 2002: Viva lItalia et consacre quelques pages aux jeunes écrivains italiens, à quelques autres déjà reconnus et aux classiques de la littérature italienne maintenant largement traduits en France. Un extrait du roman Né deux fois de Giuseppe Pontiggia est proposé aux lecteurs ainsi quun large choix de guides touristiques ou gastronomiques originaux des différentes régions dItalie. Le magazine hebdomadaire «Telerama» qui consacre chaque semaine une rubrique aux livres avait dans la semaine du 26 janvier au 1er février fait paraître un bel article sur des écrivains solitaires dont Erri De Luca et commenté le dernier roman épistolaire de Tabucchi. Depuis, ce même magazine a ouvert ses pages au roman de Niccolo Ammaniti, Je nai pas peur («Telerama» de la semaine du 2 au 8 février). Le Salon nayant pas encore tout à fait ouvert ses portes, les Français peuvent encore espérer lire dans leur presse quelques bons articles sur la littérature italienne et ses écrivains Voglio, alla fine di questo articolo, scrivere una dedica alla mia cara amica Giovannella Moncada, incontrata un anno fa sul sito de "La Libreria di Dora". Abbiamo tanto parlato insieme di letteratura italiana e francese, e, dopo il nostro incontro, lestate scorsa a Napoli, siamo divenute carissime amiche. Il mio pensiero va a lei, che sta vivendo ora i momenti più difficili della sua vità con tanto coraggio. Vorrei che questa dedica, pegno della mia amicizia per lei, potesse aiutarla a lottare con sempre più vigore. (Da Odile per Gio). La culture, est elle une marchandise? Une inauguration bien mouvementée L'Italie du refus Bilan de la manifestation Milano, 18 marzo 2002 |
![]() |
![]() |
http://www.italialibri.net - email:
- Ultima revisione
© Copyright 2000-2001 italialibri.net, Milano - Tutti i diritti riservati