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Fulco di Verdura (1899-1976)

| ITALIANO |


ulco Santostefano della Cerda, duc et marquis Murata la Cerda Di Verdura, est né en 1899 à la Villa Niscemi, aux environs de Palerme. A 77 ans, il ne voulut pas mourir sans avoir évoqué ses souvenirs d’enfance au sein d' une caste brillante, qui raconte d'une manière fort drôle la même période que celle vécue par Lampedusa, auquel il était d’ailleurs apparenté, dans Le Guépard.

C’est donc une précieuse, minutieuse et malicieuse étude ethnologique sur les mœurs de la Sicile que nous fournit là Fulco. Ces courts mémoires écrits d’abord en anglais, langue du pays dans lequel il vivait alors, puis repris en italien, n’englobent qu’une courte période de sa vie allant de sa cinquième à sa treizième année. Ce livre nous restitue un monde à jamais disparu où le goût du cérémonial était exacerbé.

«La maison est encore là, Dieu soit loué, avec ses balcons et l’avancée de ses deux terrasses, la chère vieille maison de toujours, cuite au soleil et un peu lasse, dirait-on, sous le poids abusif de son flamboyant manteau de bougainvillées, mais séduisante et fière dans son parc à l’anglaise-ce même parc semi tropical, qui paraissait si vaste et si mystérieux au regard du petit garçon râblé que j’étais, mais qui, maintenant, aux yeux un peu voilés du vieil homme que je suis devenu, semble avoir inexplicablement perdu et en étendue et en mystère. Tandis que la maison (et pour moi Villa Niscemi restera ce qu’elle a toujours été, « la Maison », la seule demeure que j’aie aimé de cet amour exclusif et sans réserve que les enfants savent porter aux choses) la maison donc n’a rien perdu de son étrange pouvoir de fascination...».

Dés la première page du livre nous voici donc invités à pénétrer à l’intérieur de la Villa Niscemi et du clan Verdura. Une des nombreuses anecdotes racontées par Fulco est restée particulièrement célèbre. Parmi les nombreux animaux élevés dans le parc de la Villa Niscemi, figurait un couple de babouins dont on essayait de noyer la forte odeur sous une profusion de daturas plantés près de leur cage. Mais pourquoi posséder de tels animaux ? La seule réponse étant: «Il fallait avoir des babouins dans son jardin»
C’était la tradition pour les riches familles de Sicile d’alors.

Un protocole rigoureux régissait la vie du clan Verdura, ainsi, un coup de cloche à l’entrée du domaine résonnait pour annoncer l’arrivée d’un homme seul, deux coups pour un couple ou pour une dame, trois coups pour les membres de la famille et quatre pour le maître de maison. De manière très touchante, Fulco nous confie que lorsqu’il revint de l’enterrement de son père, l’esprit confus et triste, il ne prit réellement conscience de la mort de son père que quand le portier fit retentir quatre fois la cloche pour annoncer son arrivée à lui, devenu le maître de maison…

Fulco nous décrit aussi les différentes résidences des Verdura magnifiques et sombres, surchargées de meubles et de bibelots avec de lourdes tentures rouge sang, ressemblant davantage à des mausolées qu’à de coquettes habitations familiales. De même pour ce qui concerne l’achat des pâtisseries, la famille Verdura devait respecter de strictes consignes et ne se les procurer que dans les couvents où les nonnes cloîtrées les fabriquaient. Il nous décrit ces «seins de vierge», gâteaux en forme de tétons, ou encore ce fabuleux dessert qu’était «le triomphe de la gorge». On a du mal à croire que ce mode de vie existait encore au siècle dernier.

A l’Opéra, que Fulco fréquentait dés l’âge de sept ans et c’est dire l’importance de cet art dans la vie quotidienne des siciliens, chaque rang de loges correspondait à un degré très précis de la hiérarchie sociale. Les fauteuils d’orchestre n’étaient bons que pour les commis voyageurs ou encore les touristes sans relations. Dans ces fameuse loges, d’après l’épisode hilarant de la tante Gertrude, on y exposait souvent les filles à marier.

A 77 ans, Fulco qui a vécu le plus clair de son existence à l’étranger (France, Etats Unis, Angleterre) a éprouvé un vif plaisir qui transparaît dans son livre à nous raconter ces quelques moments d’enfance tellement uniques, ceux d’un âge finissant.

A cura della Redazione Virtuale

Milano, 2 gennaio 2002
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