ITALIALIBRI - RIVISTA MENSILE ONLINE DI LIBRI ITALIANI, BIOGRAFIE DI AUTORI E RECENSIONI DI OPERE LETTERARIE


Rome, Naples et Florence (1826)



Stendhal, Rome, Naples et Florence
Laterza 1990 Pagine 408
L. 43.000 Euro 22.21

est en usant pour la première fois du pseudonyme de Stendhal, qu’Henri Beyle publie en 1826 ce récit dans lequel il est en réalité plus question de Milan que des trois villes titre. Comme il le fera un peu plus tard dans Promenades dans Rome, Stendhal va faire de ce récit un guide de pensées de voyage essentiellement sur Milan.

Toutefois ce voyage se situe entre la réalité et l’imaginaire puisque Stendhal va évoquer des lieux où il n’est en réalité jamais allé. De même, des sensations enfouies et de nombreuses anecdotes viennent ponctuer ce récit Et à partir du moment où Stendhal doit quitter Milan, le ton change, partout où il passera, il fera partager au lecteur son regret de Milan.

Lorsque le 2 Septembre 1816, Stendhal, qui dit alors être en poste à Berlin, apprend qu’il lui est accordé un congé de quatre mois, il est fou de joie à l’idée qu’il va pouvoir parcourir à nouveau l’Italie. Vingt jours plus tard, il arrive à Milan et court immédiatement à la Scala où il se rendra presque chaque soir, c’est pour lui le premier théâtre du monde, où se produisent de nombreux instrumentistes et chanteurs et où sévissent des mœurs pour le moins surprenantes pour le français qu’est Stendhal. Stendhal décrit largement et les prix des abonnements à la Scala et l’organisations de ces soirées au théâtre très conviviales et très agréables durant lesquelles l’on s’invite et l’on se reçoit de loge en loge et dans lesquelles finalement les discussions tiennent plus de place que la musique. «A Paris, je ne connais rien de comparable à cette loge où, chaque soir, l’on voit aborder successivement quinze ou vingt hommes distingués ; et l’on écoute la musique quand la conversation cesse d’intéresser». Stendhal apprécie énormément ces manières de vivre et confie le 20 Octobre 1816: «Si je ne pars pas d’ici dans trois jours, je ne ferai pas mon voyage d’Italie ; non que je sois retenu par aucune aventure galante, mais je commence à avoir quatre ou cinq loges où je suis reçu comme si l’on m’y voyait depuis dix ans». Il y rencontre tout le monde littéraire de Milan; Silvio Pellico qu’il trouve alors «bien jeune» tout en reconnaissant que «l’amour est divinement peint dans sa Francesca da Rimini», et qu’il est un véritable espoir pour la littérature italienne. Il fait part au lecteur des discussions qui se tenaient alors dans ces loges et lui en rapporte les meilleurs anecdotes.

Durant les journées, Stendhal se promène dans Milan, «ce qu’il y a de plus agréable pour moi, à Milan, c’est de flâner», visite les églises, va admirer la cène de Léonard De Vinci dans le couvent delle Grazie ou se rend au musée de Brera où il contemple le Mariage de la Vierge de Raphaël, les plâtres des statues de Michel Ange et de Canova tout en dévoilant au lecteur ses principaux itinéraires de promenade. Il aime ,la nuit, contempler longtemps le Dôme «éclairé par une belle lune» et ne manque pas l’occasion de rappeler que «c’est à Napoléon que l’on doit la façade demi gothique et toutes les aiguilles du côté du midi, vers le Palazzo Regio».

Stendhal livre ses idées et régle ses comptes, ainsi, il fait l’apologie de Napoléon ou encore de Vincenzo Monti qu’il considère comme «le Dante ressuscité au XVIIIéme siècle». En revanche, il n’épargne ni Madame de Staël, ni Voltaire ni même ses compatriotes, en parlant du gouverneur de Milan, le Comte Saurau, il dit de ce dernier: «C’est un homme de beaucoup d’instruction…il a ce tact fin pour les beaux arts que l’on ne trouve jamais chez l’homme de lettres français, à commencer par Voltaire» Il dénonce au passage les mœurs des prêtres milanais «Vers cinquante ans, les prêtres du milanais deviennent ivrognes, ou bien ils se convertissent, souvent après la mort d’une maîtresse ; alors ils se livrent à des pénitences extraordinaires, et cherchent à persécuter leurs jeunes collègues… En 1792, les prêtres de toute l’Italie furent très scandalisés de la tenue décente des prêtres français émigrés».

Finalement, trois mois après son arrivée, en décembre 1816, Stendhal sera contraint de quitter Milan et poursuivra son voyage. Il s’arrête quelques jours à Pavie qui possède l’université «la plus savante d’Italie», puis rejoint Plaisance et Parme pour y admirer les fresques du Corrège.

Il arrive ensuite à Bologne où il séjournera deux mois. Cette ville qui a «beaucoup plus d’esprit, de feu et d’originalité que Milan» et sur laquelle les Carrache ont laissé leur empreinte, plaît à Stendhal même s’il «pense toujours à Milan». Stendhal confie alors: «l’amour ne se commande pas ; mon cœur a été pris par la douceur et le naturel des manières milanaises». et «c’est, je crois, pour la vie que je suis amoureux des façons naïves des heureux habitants de Milan». Stendhal profite de la ville, il va voir notamment la «fameuse tour qui penche», la Garisenda, l’église Saint Dominique où repose le corps du saint et dans laquelle se trouvent des statues de Michel Ange. L’auteur prête ici encore une oreille attentive aux anecdotes que lui rapportent dans les soirées les Bolonais qui ont «tant d’esprit» et l’on devine que, compte tenu de la saison, il ne sort guère la journée que pour se rendre au Musée de la ville ou sur la belle promenade du casalecchio, passant beaucoup de temps à lire, à prendre des notes et en visite.

Il quitte Bologne en janvier 1817 et arrive peu de temps après, très ému, à Florence, ville du Moyen âge qu’il va découvrir et où il ne demeurera seulement qu’une dizaine de jours. Il aura le temps de visiter Santa Croce, le panthéon des gloires italiennes, l’église del carmine, San Lorenzo pour y découvrir les tombeaux des Médicis, le dôme, Santa Maria del Fiore, le Palazzo Vecchio «cette forteresse , bâtie en 1298 par les dons volontaires des négociants…… au milieu de la plus belle place de Florence». Toutefois, Stendhal trouvera que «tout est pauvre au théâtre de Florence.. c’est comme une ville de France du troisième ordre» et que «Florence, située dans une vallée étroite, au milieu de montagnes pelées a une réputation bien usurpée. J’aime cent fois mieux Bologne…». Stendhal poursuit son voyage à Volterra «placée au point le plus élevé d’une haute colline», puis à Castelfiorentino où il passera chez des paysans «une soirée délicieuse» à écouter des contes. Enfin, il atteindra Naples le 9 Février 1817 dans laquelle il va loger cinq mois, admirant le Vésuve et la mer de ses fenêtres. Il fréquente comme dans chaque ville les théâtres et notamment le fameux San Carlo qui l’enchante au premier abord et dont il décrit les brillantes soirées, estimant toutefois quelques soirées plus tard que le «San Carlo comme machine à musique est tout à fait inférieur à la Scala» Stendhal juge que Naples «est la seule capitale de l’Italie» et profite de ses environs.. Après son ascension au Vésuve, Stendhal confie «c’est la plus grande fatigue que j’ai éprouvé de ma vie». Il se rend à Pompeï trois fois par semaine, selon ses dires, «par là seulement, on connaît l’antiquité», visite l’île d’Ischia, n’apprécie guère le charme de Caserta mais est séduit par Portici et Capodimonte. Stendhal indique qu’il part visiter le site de Paestum (alors qu’en réalité, il n’y est jamais allé tout comme en Sicile), la Calabre, une partie des Pouilles avant de rejoindre Rome le 1er Août 1817.

A Rome, il dénigre le chant des castrats dans la chapelle sixtine, voit le pape à Saint Pierre, a sa loge au théâtre d’Argentine et livre au lecteur d’autres anecdotes et sensations.

Ce ne sera qu’un peu plus tard dans Promenades dans Rome que Stendhal, enfin conquis par Rome, nous livrera de précieuses informations, utiles à tout voyageur , sur la ville éternelle.

A cura della Redazione Virtuale

26 maggio 2001
© Copyright 2001 italialibri.net, Milano - Vietata la riproduzione, anche parziale, senza consenso di italialibri.net





Novità in libreria...


AUTORI A-Z
A
B
C
D
E
F
G
H
I
J
K
L
M
N
O
P
Q
R
S
T
U
V
W
X
Y
Z

OPERE A-Z
A
B
C
D
E
F
G
H
I
J
K
L
M
N
O
P
Q
R
S
T
U
V
W
X
Y
Z



Per consultare i più recenti commenti inviati dai lettori
o inviarne di nuovi sulla figura e sull'opera di
Stendhal

|
|
|
|
|
|
|
I quesiti
dei lettori




I commenti dei lettori


I nuovi commenti dei lettori vengono ora visualizzati in una nuova pagina!!



http://www.italialibri.net - email: - Ultima revisione Lun, 24 lug 2006

Autori | Opere | Narrativa | Poesia | Saggi | Arte | Interviste | Rivista | Dossier | Contributi | Pubblicità | Legale-©-Privacy